Roland Mancini

        1 : Pourriez-vouOLYMPUS DIGITAL CAMERAs vous présenter en quelques mots, nous parler de vous, de votre parcours, de votre rapport à la musique ?  Êtes vous musicien, mélomane, professeur, écrivain, amateur, tout ça à la fois ?)

      Je suis, bien sûr tout cela à la fois, et si la musique m’a nourri, ce ne fut jamais un gagne-pain, mais une joie, car on me payait pour faire ce que j’aurais fait gratuitement (d’où, que de jalousies des ratés !). Le solfège dès huit ans, puis le violon, ensuite le hautbois, avec diplômes en province (+ mus. de chambre, harmonie, un peu de chant, etc..). Puis Conservatoire de Paris  pour le hautbois, mus. de chambre (merveilleux Oubradous) et la classe d’esthétique générale du non moins merveilleux Marcel Beaufils. J’ai ensuite toujours navigué entre culture et exécution : conférencier des Jeunesses musicales et bientôt critique lyrique (+ conférencier,  musicologue, écrivant des biographies –de Callas à Luccioni et Moussorgsky-, des textes pour les encyclopédies (Larousse, etc.)+ mon “Que sais-je” sur L’Art du chant (n° 1366). Par ailleurs hautboïste suppléant partout à Paris, de l’Opéra (titulaire de la musique de scène) aux associations symphoniques, puis htb solo à Bordeaux. Quitté le hautbois pour problèmes graves (ORL et asthme), me suis retrouvé Conseiller artistique de l’Opéra de Marseille, et professeur de culture au CNR de Bordeaux pendant trente ans en continuant d’autres activités,notamment en Italie (congrès, conférences, jurys internationaux du chant), nommé au ministère pour “l’enseignement du chant en France”, ayant  aussi enseigné le chant (pour réparer les élèves des conservatoires détruits par les professeurs officiels) etc. Entre autres publications, co-auteur, avec J.J Rouveroux du Guide de l’Opéra (Fayard),  et encore aujourd’hui petites publications ici et là, textes de pochettes,  articles pour dénoncer les menteurs et imbéciles,  etc… En refonte un remake de mon Art du chant, porté à 400 pages. Mon immense ROSSINI laissé en plan (résilié/Fayard pour cause de retard). Et j’en oublie sans doute…..

        2 : Que cherchez-vous à la Médiathèque Musicale de Paris que vous ne trouvez pas ailleurs ? Y avez-vous découvert quelque chose de spécial ?

         Ne pas le cacher : copier les CD pour économie (d’argent… et de place !), mais plus de 50 % de ce que j’ai emprunté concerne ce qui est sorti du commerce depuis longtemps (où n’y est pas entré): il y a des trésors chez vous, disséminés du XX° au XV° ou XVI°. Et bien sûr, la consultation des encyclopédies aux Halles. J’y ai “découvert”.. l’extrême gentillesse de tout le personnel, la facilité du classement et la facilité internet de consultation et d’emprunt, mais aussi… les milliers de fautes et omissions dans les saisies, parfois très cocasses !

  Une anecdote ? Une dame intelligente des Halles qui m’a déniché un Domingo bien caché : comme il chantait des chansons espagnoles, il avait une côte chansons.. Brava !

Une réflexion ? Faire connaître les MMP plus largement et faire savoir que personne n’a plus le droit d’écrire ou pérorer ici et là (France musique et télé, presse musicale) en disant ensuite “je ne savais pas”…

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