Giuseppe Vincenzi

1 : Pourriez-vous vous présenter en quelques mots, nous parler de vous, de votre parcours, de votre rapport à la musique ? (Êtes vous musicien, mélomane, professeur, amateur, tout ça à la fois… ?)

Je suis Giuseppe Vincenzi, un auteur et compositeur pour le théâtre qui a été distrait par la robotique et l’ingénierie : c’est notamment grâce à l’ingénierie et l’informatique que je suis à Paris. J’ai débuté mes études de piano quand j’étais très jeune et mon parcours dans le théâtre a commencé seulement en 1998. Dix ans après, j’ai écrit mon premier texte appartenant au monde du “Teatro – Canzone” (Théâtre – Chanson), qui est devenu le genre de référence des mes dernières années de travail.
Depuis le début de mon parcours dans ce genre, et notamment dans la chanson satirique et la satire sociale pour le théâtre. J’ai écrit cinq pièces et j’ai enregistré trois albums avec mes morceaux.
En tant que pianiste, j’ai enregistré en France mon dernier album : “33 minutes à Cannes”. Je suis auteur de trois livres : “Va pensiero che io ti copro le spalle”, contenant les textes de certaines de mes pièces de théâtre, et deux autres livres dédiés au monde de l’informatique.

2 : Que cherchez-vous à la Médiathèque musicale de Paris que vous ne trouvez pas ailleurs ?  Qu’y avez-vous découvert de spécial ?

La  médiathèque est un lieu de rencontre très important : je suis sûre de trouver des gens qui, comme moi, aiment la musique, mais surtout ont un goût pour la découverte de l’inconnu. La médiathèque est donc pour moi un lieu de découverte artistique et humaine.

3 : Selon vous, quel est le rôle d’un établissement comme la Médiathèque musicale de Paris aujourd’hui ? Quelle est sa place dans le contexte culturel et musical en 2016 ?

Je crois que son rôle pourrait devenir le même que celui des radios libres dans les années 70 : la médiathèque pourrait organiser des rencontres pour proposer au public la musique que, pour différents raisons, les gens ne peuvent plus découvrir en écoutant la radio ou la télévision.

Je crois aussi en une médiathèque productrice d’émissions (sur internet par exemple, sous forme de podcast) pour les amateurs de ce que j’appelle “l’inconnue musicale”.

4 : Un dernier mot ? Une anecdote ? Un message à faire passer ? Une réflexion pour les 30 prochaines années ?

Écoutez de la musique, surtout des auteurs qu’on connaît pas encore, et fréquentez un lieu comme la Médiathèque musicale de Paris pour les découvrir. Pour paraphraser Umberto Eco , celui qui n’écoute pas de musique, n’aura vécu qu’une seule vie : la sienne. Celui qui au contraire écoute de la musique, aura vécu au moins 500 ans. Il était là quand Monteverdi composait Orphée, quand Mozart écrivait les Noces de Figaro, quand Chopin jouait ses Nocturnes, quand Charlie Parker était sur scène au Massey Hall de Toronto et quand Jacques Brel chantait “La chanson des vieux amants” à l’Olympia de Paris. Car la musique, comme la lecture, c’est une sorte d’immortalité à l’envers.

Cordialement,

Giuseppe Vincenzi

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