Luc BREWINSKI

Je lucm’appelle Luc, j’ai 23 ans et suis issu d’un bac Littéraire. Je suis actuellement étudiant en musicologie, ainsi qu’élève en guitare (classique) à Aulnay-sous-bois pour préparer un D.E.M.
Le classique, le rock et les inclassables sont mes styles favoris, mais le jazz, le flamenco et la techno font aussi partie de mon bagage de mélomane.
À part l’Histoire, tous les aspects de la musique m’intéressent: la technique du son, l’acoustique, la lutherie, la programmation (cf: Pure Data), le design sonore, l’improvisation, l’arrangement (voire l’orchestration ! ), depuis peu la composition… et ce que j’oublie.

Sans transition, je considère que pour se prétendre musicien, il faut s’intéresser à un maximum de domaines. La plupart des « musiciens » sont en fait des instrumentistes : ils jouent d’un instrument savent lire une partition (le plus souvent), ont quelques notions de solfège et quelques repères historiques… et c’est tout ! La grande majorité ne s’intéresse pas aux autres domaines qui sont pourtant très utiles dans leur vie quotidienne: savoir monter une batterie, choisir et placer le(s) micro(s) adéquat(s), être capable de mixer, juger la qualité acoustique d’une salle (voire régler et entretenir leur instrument pour certain(e)s ), etc. En somme: être capable de se débrouiller quand on ne peut pas avoir recours à des professionnels. Quand bien même le conservatoire ou l’université vous inculquent un certain nombre de choses, vous ne pourrez (espérer) finir le tour de la question qu’en apprenant par vous-même ce qui n’a pas pu vous être enseigné (d’où l’intérêt des médiathèques) ; ce qui coûte nettement moins cher qu’une formation en école de son ou en lutherie.

Que cherchez-vous à la Médiathèque Musicale de Paris que vous ne trouvez pas ailleurs ?  Qu’y avez-vous découvert de spécial ?

Sans surprise: tout (enfin presque…) ! Depuis octobre 2014, je me suis lancé un petit défi: écumer tout le rayon rock. Si l’objectif de départ était de pouvoir proposer des titres pour mon groupe de rock (amateur), celui qui domine à présent est la prise de conscience et la connaissance du répertoire musical. Disons que j’ai décidé d’y aller à la pelleteuse plutôt qu’à la pioche. Ceci étant dit, j’en suis à la lettre D.
C’est effectivement fastidieux, parfois un petit peu monotone, mais ça vous change des O.G.M. musicaux balancés dans les stations de radio. La musique qui y est diffusée est le résultat des exigences commerciales des producteurs, des maisons de disques et de la radio réunies. Dans l’autre camps, il y a les artistes qui ne veulent pas subir ces exigences et qui se tournent vers des labels moins prestigieux ou indépendants pour se retrouver (entre autre) dans les rayons de votre médiathèque (quand ils ont de la chance !).

Qu’y ai-je découvert ? Pléthore de groupes, tel que: l’album War Room Stories du groupe londonien Breton (mêlant rap et électro), Bombay Bicycle Club (pop/électro/rock indé), Andrew Combs, Ignore the ignorant de The Cribs, Andrew Bird ou encore Solo Guitarra de José Luis Monton (merci Seb ;-)) malgré quelques points de montage audibles.
Dans des styles un peu moins communs: Kimmo Pohjonen (pour en finir avec les clichés sur l’accordéon), le Cabaret Contemporain (à voir en live ! ), Cinque Terre de l’Ensemble Art Sonic (très rafraîchissant), Guapo, Delirium cordia de Fantômas.
Enfin, des plus connus comme: Archive, Dead Can Dance, King Crimson, Brian Eno ou John Zorn.

De temps à autre, je vais dans d’autres médiathèques (ex: Françoise Sagan, François Villon) pour y trouver des livres sur les mathématiques (ex: fractales, nombre d’or, probabilités), sur la physique, le (neuro)marketing, ou le comportement humain. Dernièrement, il y a eu le guide du camping, les insectes comestibles, ou la sculpture au couteau et – à l’heure de la rédaction de ces lignes – « Musicophilia d’Olivier Sacks ».
Pour les vinyles, je ne sais pas, mais un des bibliothécaires (Damien) m’a dit que ça regorgeait d’introuvables et pépites musicales, allez y jeter une oreille à l’occasion.

Outre les concerts organisés à la MMP, la mise en place d’ateliers me semble être une bonne initiative pour deux raisons: cela créé des interactions avec la matière sonore ; cela permet de découvrir des titres ou albums de façon ludique. »

 

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